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PAILLADDICTION
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Part ll - Michel-Jean Assaul, le Moggi Light
La zapette ne pouvait pas rester avachie sur le canapé du salon sans rendre au mage rhodannien de la déclaration médiatique, hommage. Les italophones l'appellent Giamichele M'Aujourd'hui, les anglo-verlandophones le nomment Michael-John Asshole.
Bon, nos voisins poissonniers sont plutôt "droit au but" en matière de métaphores...
Gestionnaire et visionnaire, comme parano et mesquin, le personnage a l'oeil aussi perçant que la langue fourchue. Au jeu du tri sélectif, les medias ont plus fréquemment retenu les propos d'un président bien connu de notre beau pais que les mille z'olasseries qui peuplent nos journaux. Insultes primaires, menaces inconsidérées, vannes salasses, certes, nuestro presidente a parfois mis la barre très haut. Ou très bas, c'est selon. Face aux attaques frontales de Loulou, les sorties de son homologue des rives de Saône, sous couvert de langage chatié et de beaux costumes, sont bien plus insidieuses. "De la merde dans un bas de soie", pour citer Napoléon. Quand notre président donne du "tarlouze" à un adversaire un soir de défaite, Mr Asshole prête du "dopé" à celui qui en a filé trois à ses protégés (le bavarois Olic, accusé de dopage en 2004 puis blanchi). Il n'y a pas de hit parade dans l'insulte gratuite, mais entre "pédé" et "tricheur", quelle offense essuyez-vous le plus facilement?
Petit florilège d'un vrai communiquant, tantôt drôle, tantôt dég'aulasse.
La plus célèbre, pour l'apéro... celle qui ne mérite même plus d'analyse sémantique sur les devoirs d'un arbitre face aux enjeux financiers d'une 36ème journée:
" L'année dernière à Bordeaux, on perd le titre sur une erreur d'arbitrage de Mr Bré. Ce soir, erreur d'arbitrage à nouveau. Vous voulez le savoir, vous l'avez enregistré? Voilà ce que j'ai à dire, c'est tout. Et à l'arrivée, c'est 20 millions d'écart pour des arbitres qui ne savent pas!"
La prose nous fut délivrée dans les couloirs du stade d'un modeste "dixième" au terme d'une rencontre que le personnage voyait comme gagnée d'avance. La phrase résume une qualification pour la LdC gagnée aussi (non, je n'ai pas dit surtout) dans les couloirs.
Peut-être sa meilleure à ce jour. Dans le doute, abstiens-toi... de prendre des décisions contraires aux intérêts de l'OL.
"Que les arbitres puissent se tromper, c'est toujours possible, mais quand ils se trompent sur des matchs aussi importants et des choses aussi douteuses... Dans le doute abstiens-toi. Il a faussé le match. Je veux faire progresser l'arbitrage. L'an dernier, nous allons perdre à Bordeaux et on nous oublie deux penaltys. Dans des matchs aussi importants, il doit y avoir une certaine méthodologie. Quand il y a autant de paramètres en jeu, tromper ce n'est pas grave, mais se tromper quand il y a doute, c'est important. Il doit y avoir une réflexion du corps arbitral."
Méthodologie olassienne de l'arbitre qui ne sait pas. Article 1: regarder les "paramètres en jeu". La météo, l'état de la pelouse, les intérêts financiers de Lyon... Rayez les mentions inutiles.
Quelques jours plus tard, les septuples champions reçoivent Monaco à une date volontairement repoussée pour préserver la compétitivité européenne du Lyon. Las, le report donne aux quenelles une autoroute pour l'Europe faite de deux ultimes rencontres à domicile face à des adversaires déjà en vacances. Le premier but des locaux est inscrit suite à un corner imaginaire. L'épisode n'aurait que peu d'influences sur le classment final que ça ne change rien. Dans le cas présent, on a bien maquillé des intérêts nationaux (la présence des rhodaniens à la LdC 2010) avec des intérêts européens (le repos des braves avant leur qualification en grandes pompes (dans le cul) contre le Bayern de Munich). Tout ça avec l'assentiment d'une certaine éminence moustachue, par ailleurs ancien avocat d'affaires de notre homme.
"On jouera vendredi. Ca a été décidé par la COC (Commission d'Organisation des Compétitions). Il n'y a pas d'appel possible." (au sujet du Lyon Grenoble du vendredi précédant Lyon Bordeaux en LdC, alors que la bande à Triaud joue le samedi en coupe de la ligue)
Jamais avare en institutions foireuses aux sigles douteux rencontrées au hasard des couloirs de la ligue, (rappelons que l'homme est aussi président du FAPATAVOI*) le roi du 69 se sert de l'inique règle visant à ménager le calendrier d' un club français encore qualifié pour la LdC... même si c'est au détriment d'un club compatriote se trouvant dans une situation exactement équivalente.
* les 10 meilleures traductions gagnent une tringle à rideau
"Maintenant, on peut faire toutes les analyses qu'on veut. Il a fallu un paquet d'erreurs arbitrales, à Bordeaux, au PSG, notamment pour qu'on ne soit pas champion"
Les psychologues du monde des présidents et des entraineurs de futebol le savent bien. La parano est un lieu commun de la profession. La mémoire sélective est un autre. Une scorie qui n'est certes pas exclusive à notre héros du jour. Ceux qui ont la noblesse de ne jamais pointer les erreurs d'arbitrage défavorables un soir de défaite ne sont pas légion. En revanche, il existe de vrais spécialistes du pathos, dont notre homme:
"Quand on voit comment est arbitré le LOSC, on peut se poser des questions sur la volonté de la LFP d'écarter l'OL de la course à la ligue des champions"
A la lecture de cette remarque caliméresque, l'on n'ose même pas imaginer la tête du bonhomme après une série de 4 rencontres consécutives entâchées d'erreurs flagrantes, telle que la Payada a traversée entre les 31è et les 34è journées de la dernière saison.
Mais Michel Jean, c'est aussi un profond respect de la concurrence:
"Je n'ai jamais vu un entraîneur aussi heureux, alors qu'il lutte pour la dixième place, d'obtenir un match nul contre Lyon. Je ne connais pas personnellement Philippe Montanier, mais franchement, il m'a déçu"
"Aujourd'hui, je plains plus Pape Diouf que je ne le critique. Ses remarques m'ont énervé, mais je comprends que lorsqu'on n'a rien gagné, on soit acerbe (...) Diouf n'a rien gagné depuis 10 ans. Moi, j'ai eu la chance d'avoir un groupe, qui durant cette période, a gagné quinze titres"
Le palmarès du Pape manque de titres, mais sa langue ne manque pas de panache... au contraire d'autres
Nouvel épisode de la fameuse série "C'est la clinique Saint Roch qui se fout de l'armée du salut"
"Lille était devenu un peu hautain. Les lillois nous ont snobés, et j'ai appelé Loïc Féry, le président lorientais, pourle féliciter" ... naquenaquenère
"A Paris, j'aurais fait aussi bien qu'à Lyon"
Celle-là, dur de dire si c'est un compliment pour Paris ou une vanne pour Lyon.
Mais les phrases à triple fond et double poignée, ça peut aussi laisser quelques traces d'humour sur la cuvette. Illustration avec cette perle, où John Alain Boumsong se fait habilement appeler "Tanguy"
"Je comprends que l'on n'ait pas très envie de quitter Lyon. Quand on offre de très beaux contrats aux joueurs, c'est évidemment toute la difficulté ensuite pour s'en séparer. Et ceux qui ont vu ailleurs n'ont pas vraiment l'intention de nous quitter."
Le chevalier blanc de la compétitivité européenne du futebol frances a toujours la juste analyse des dérives du football moderne... hors de nos frontières. Ou quand il y a trop d'argent dans le football en Europe, et pas assez dans le football en France (du moins, quand il y en a trop dans les fouilles des pauvres)
"Le concurrent de Betclic sera sur le mailot du Real et nous, on n'aura rien sur le nôtre. C'est un manque de revenus considérable. On n'est pas dans un contexte favorable. Ca n'annonce rien de bon pour le futur économique des clubs français." Ahh... à l'époque des Justin Bridou floqués en gros sur la liquette, y avait pas tous ces problèmes, ma pt'ite dame. Notez que ce qui vaut pour le sponsor du Real ne marche pas pour les droits télé français.
Maitre Asshol, sur son pupitre perché nous récite la règle de deux:
"La deuxième règle doit être de mettre un plafond au nombre de joueurs professionnels que peut avoir un club" estimant anormal par exemple que "Manchester City ait quarante joueurs salariés" Si je compte bien, ça leur fait donc 2,4 employés cotorep obligatoires aux Citizens... Avec le Boum, là au moins, MJA était en règle...
Pris par la patrouille à a mi-temps d'un PSG OL dans le vestiaire d'un trio arbitral qui donnera en fin de match un but sur hors-jeu flagrant aux quenelles, MJA ne se démonte pas. Plutôt que de nous narrer le contenu de cette entrevue que la morale (et Leproux) réprouve, il préfère s'en prendre élégamment à son adversaire du soir:
"De la part de quelqu'un d'un peu puceau dans le métier, qui n'a pas totalement tous les paramètres, je pense qu'il a réagi un peu vite. Comment s'appelle-t-il? Ah oui, monsieur Leproux. "
Bien qu'assez similaire avec les déclarations nicollesques sur "messieurs Triaud et DEUX Tavernosse" (le terme "puceau" en plus), cette nouvelle olasserie n'aura pas fait couler un dixième du volume d'encre et de salive né des paroles de nuestro presidente... Alors, tarlouze ou puceau, au pire aller vous prenez quoi? L'innoncence ou la contre-nature?
Quand Mr Assaul envoie un missile chargé de suspicions de dopage, ça donne cette comète ... Oh l'as... stéroïde?
"Bravo, Olic a été supérieur, il court plus vite et plus longtemps que tout le monde. IL a dû faire tout ce qu'il faut pour être le joueur merveilleux qui nous a éliminés presqu'à lui tout seul." Pour battre ses protégés, on ne peut qu'être chargé comme une mule. Avec le nombre de défaites accumulées par son club la saison dernière, c'est l'écurie d'Aulas qui ne désemplit pas. Payados, faut qu'on pense à faire pisser Joris Marveaux dans l'éprouvette...
"TF1, c'est la plus belle chaine en Europe. A partir de là, si cette chaîne choisit de diffuser l'Olympique de Marseille plutôt qu'un autre Olympique, ce n'est pas sans raisons..." Et jalouse en plus... Un "autre Olympique", celui d'Alès en Cévennes, ne s'est pourtant pas ému de ce choix de ce programmation. Mais de quel olympique parle-t-il? Celui qu'il persiste à rendre impopulaire par ses interventions médiatiques?
Au delà des perles exposées ici, et de commentaires clairement à charge et pas toujours dénués de mauvaise foi, c'est pourtant là le coeur du problème: la communication d'un dirigeant au professionnalisme certes loué par tous vient saloper tout ce bel édifice. Le club de la capitale des Gaules aurait bien des choses à vanter pour plaire aux connaisseurs de football. Les footix et autres partisans adverses retiendront plus facilement un palmarès vierge de toute coupe d'Europe, mais le développement olassien n'est pas exempt de mérites. C'est une sombre évidence qu'il sera toujours plus facile d'énoncer quand Monsieur Assaul aura perdu quelques points d'antipathie. Pour exemple de ces mérites et des aspects louables de ce club, la présence de nombreuses jeunes pousses lionnoises chez les récents champions d'Europe U19, qui démontre bien que le septuple champion n'a pas abandonné les fondamentaux de formation au nom des visées européennes et boursières.
Mais à son sommet, un homme vient coller aux lignes de touche de la sympathie et de l'éthique comme un ailier de débordement auxerrois sous l'ère Guy Roux. Toujours à la limite du hors-cadre. Qui dribble dans son couloir comme mr Assaul use d'acrobaties réthoriques pour rester dans le champ.
En matière de football, la France ne reste qu'une petite Italie, même si l'écart tend à se réduire grâce entre autres à notre héros du jour. Et Mr Assaul n'est donc qu'un petit Moggi. Un homme esclave d'intérêts financiers qui à renfort de "lobbying permanent" tend à tirer la glorieuse incertitude du sport vers lui, sans avoir atteint les degrés d'immoralité vus outre-Alpes. Par probité ou par pression extérieure moins suffocante?
L'on me rétorquera que le blog d'un supporter payado n'est pas l'espace le plus approprié pour donner des leçons en matière de rhétorique présidentielle. Certes, les olasseries n'excusent en rien les nicolettes. Mais les diverses salves de Loulou ont en comparaison le mince mérite du premier degré et de la franchise.
La perle du moment :
"Le jour où les idiots seront interdits de stade, il y aura moins de monde dans le public et il y a aussi des régions où il y a un peu plus de ce type de personnes. Mais malheureusement, ça fait partie du bagage du joueur professionnel "
C. Gourcuff, au sujet du public de la Mosson
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PAYADA CAEN : 0-0
C'est le genre de partido que la Payada gagnait presque toujours la saison passée. Un adversaire tanqué à 9 derrière qui saute le milieu à la récupération pour trouver ses (ou sa) pointes, on connait la chanson: Lens, Nice, Boulogne, Grenoble,.... L'an passé, il y avait presque toujours un pied, une tête, une claoui qui dépassait pour donner le 1-0 salvateur à notre équipo de corazon. Quand un gardien en mousse adverse ne faisait pas basculer la rencontre du bon côté. Oui mais voilà, on ne peut pas toujours compter sur un facteur extérieur pour forcer la décision. L'aspect rassurant de ce score nul, c'est l'envie restée intacte malgré un contexte climatique peu propice.
De même, on ne peut pas encore tirer de sentence définitive sur la stérilité offensive de la Payada, surtout sur la base de comparaisons foireuses avec la Payada de l'an dernier. Ou alors pour rappeler que pour l"heure, la Payada compte le même nombre de points au même stade de la compétition, et que son buteur attitré n'a toujours rien marqué. Tout juste le 0-0 de dimanche dernier appellle-t-il à quelques interrogations sur le bien fondé d'un 433 calqué sur l'an passé, mais avec une pointe plus statique que Tony Montano...
Défensivement, si lors des deux premiers matchs, l'arrière-garde naranjazul avait vaillamment résisté, dimanche fut plus tranquille. Elle aurait même passé l'heure et demie la plus paisible de la temporada, si la chaleur accablante n'était pas du rendez-vous. Face au deuxième tombeur des champions en titre marseillais, le test sera plus parlant pour cette belle invincibilité
1 - DJ Shadow - Six Days - Soulwax Remix (Trip Hop Classic remixed to rock)
http://www.youtube.com/watch?v=t_cwWmbMqTA
2 - Sharon Jones & The Dap Kings - How Long - Ticklah Remix (Pure Soul remixed to reggae)
http://www.youtube.com/watch?v=5nRx8w-rFMI
3 - Stee Downes - Disciples (funky house)
http://www.youtube.com/watch?v=hbwAtssWmGw
4 - The Evasions - Wikka Wrap (funky oversampled anthem)
http://www.youtube.com/watch#!v=bbhwnsv56m8&feature=related
5 - Bob James - Tapan Zee (jazzy funky famous bassline)
http://www.youtube.com/watch?v=XKuUbeqlX3o
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