Jeudi 16 septembre 2010 4 16 /09 /Sep /2010 12:12

Nous y revoilà... A mi chemin entre la Biélofrance et la Saintchétchénie, c'est la tannée annuelle du voyage en terre saintétiennouèze qui se présente dans ce calendrier de début de temporada. Un calendrier qui nous aura donc proposé après Bordeaux et Monaco, la troisième bête noire historique des payaderos.

 

Et au piètre bilan historique, vient se rajouter une actualité peu rassurante. C'est une Payada décimée dans son arière garde qui se présente dans l'antre de nos plus fervents admirateurs. L'hécatombe devrait aussi toucher sa pièce maitresse, le boss bosnien Emir Spahic.

Autre élément peu engageant, les panthères noires des Hautes Cévennes semblent en pleine bourre. Et devraient tout faire pour répondre à l'imposante attente populaire qui cernera cette rencontre. Alors, comme leurs ainés de 1990, les payaderos sauront ils doucher les rêves de l'aficion locale et les ramener dans leur gris quotidien? La météo de samedi sera a priori la même qu'en ce fameux mercredi de demi-finale de coupe...

Mais on ne va pas se raccrocher à de vagues éléments climatiques pour entretenir un espoir côté payadero. Nuestro equipo a sa grinta et sa jeunesse (deux valeurs aussi profitables à l'engagement que dangereuses pour la discipline) à faire valoir. S'y rajouteront quelques arguments offensifs qui, certes, ne se traduisent pas pour l'instant par un feu d'artifice, si ce n'est lors des répétitions générales à Grammont... Comme grande première, Daniel Guichard serait l'enceinte idéale.

Quelle Payada pour samedi? Une faussement joueuse, à l'image de la saison dernière, qui se contenta d'archi dominer l'indigent milieu de terrain local sans donner l'impression de vouloir ouvrir le score? un 451 avec barbelés intégrés, un 442 plus un tantinet plus ambitieux? 

  

Dans l'attente, et pour les récents Pailladdictionnaires qui ne se sont pas aventurés plus loin que la première page de cet espace dévolu à la bonne foi, vous trouverez ci dessous une version à peine remixée de l'article présentant notre futur adversaire. Votre serviteur défie donc tout principe élémentaire de superstition. En effet, cet article ne porta pas bonheur à son auteur, puisqu'il fut puni de ses sarcasmes par une amère défaite, et même par la pire prestation de son équipo de corazon de toute la saison dernière... Comme on dit du côté de la Promenade des anglais, aux niçois qui mal y pensent...

 

Comme d'habitude, toi le forézien de passage, tu es bien sûr invité à prendre les lignes qui suivent avec les mille degrés qui conviennent à la lecture de ce document... La bonne entame de championnat de nos futurs adversaires donnera à ces moqueries une petite couche de désuétude, nous en conviendrons.

 

 

Pour les payados, pueblo vu comme une bande de gitanos par une bonne part de l'aficion de France, un voyage à Daniel Guichard ne manque pas de symboles.



Avec leurs pardessus râpés,

Où nos hivers sont leurs étés...

 
Nos prochains hôtes n'en manquent pas de symboles. Ils ont des relations plutôt versatiles avec leur symbologie. Attardons nous sur trois éléments de leur patrimoine



A - El gato nero




De l'emblême...

... A la réalité

 


Aucune équipe de notre païs n'a assimilé à ce point le mimétisme entre son quotidien et son emblême. Les chats noirs, les porte-masque de la hélun, c'est bien eux. Imaginez par exemple, que la sympathique association des Hautes-Cévennes n'aura pas réussi une seule fois, sur les 25 dernières saisons, à participer à quelque finale de coupe que ce soit, fut-ce-t-elle de la ligue. Parfois, quelques soubressauts, ou plutôt quelques hoquets viennent rappeler aux fidèles de Daniel Guichard le lustre des années dorées. Las, à chaque occasion, le lustre leur est retombé sur la tronche. Et un certain petit club languedocien ne fut pas le dernier à le dévisser du plafond, même si au final le chat noir forézien reste une bête noire pour la Payada. En 88, la bande à Garande et Tibeuf brise ses rêves européens sur une temporada de rêve d'un petit promu... la Payada. En 90, la bande à Tibeuf et Witschge brise ses rêves européens sur un sursaut en demi finale... de la Payada. Le dernier sursaut vient d'une campagne européenne auto-sabordée dans la coupe des villes de foire face au Werder. Pour les verts, ce fut la der (oui, ça va, je sais, Jean Blaguin, et patati et Pataca).

C'est donc le plus légitimement du monde que lasse, l'ASSE vient s'asseoir au club des pas gâtés des dits grands championnats européens. Aux côtés des Sankt Pauli, Sunderland, Napoli, Atletico Madrid,... Toutes ces équipes ont en commun d'avoir à degrés divers, ferveur des tribunes et résultats du terrain diamétralement opposés. La ferveur de l'aficion saintétiennoise, peu en odeur de sainté de par notre beau païs, reste malgré tout une réalité incontestable. C'est même le dernier domaine où le Forez occupe les sommets de la hiérarchie nationale.



B - El Casino - Chez Madame Roland




En italien, "Casino", enseigne fondatrice de la sportive association stéphanouèze, ça signifie bordel, maison close. Leur actuel président colle à la transalpine traduction comme un gant Mapa. Pour preuve, cette présidentielle intervention, où après le "keskidididi", voici un nouveau jeu, le "méputinkifékoi". Après un dossier de 320 pages d'audit, un cabinet new-yorkais d'experts en symbologie mongoligérienne est parvenu à ce radical diagnostic: "C'est un vrai bordel à cul ce club. Entre les comissions sportives, les comissions anciens verts/ supporters, les petites et grosses comissions, les comissions au Prisu, l'armée mexicaine, à côté, c'est la compagnie des Castors Juniors..."

 

C - La lutte ouvrière

 

C'est à ce stade que l'ASSE et ses partisans vient à diverger de sa symbologie. La capitale forézienne rassemble avec sa jumelle lensoise les valeurs des classes laborieuses nées des affres de la révolution industrielle: sueur, humilité...

 

 


"Quand il pleut des roubles, les malheureux n'ont pas de sacs" Coluche
Traduction en forézien: quand un lyonnais trouve une pièce dans la rue, il se rue dessus tel un mort de faim. Quand un stéphanois trouve une pièce dans la rue, il la jète dans le caniveau...


La verte aficion n'est à ce sujet, pas à un paradoxe près. Petit retour dans le passé...

A partir de 1974 et le début des épopées européennes, Roger Rocher considère qu'un club de football est aussi une entreprise de spectacle. L'équipe dirigeante va alors appuyer ses efforts sur la diversification des revenus, notamment sur les recettes extrasportives, indépendantes des résultats de l'équipe trop aléatoires. L'ASSE, étant une association à but non lucratif (loi de 1901), ne peut pas exercer d'activité commerciale. Les dirigeants contournent cet obstacle juridique en créant le 27 juillet 1976 une société à responsabilité limitée (SARL) : ASSE Promotion. Celle-ci exploite commercialement l'image de marque du club. Elle prend en charge la gestion des contrats publicitaires (80% du chiffre d'affaire), des buvettes du stade, le Bistrot des Verts, l'édition d'ASSE Actualité.

Depuis 1974, les Associés supporters ont pris l'initiative de la vente de "produits dérivés" tels les écharpes, bonnets, fanions. En 1977, ASSE Promotion reprend ce commerce devenu florissant et le développe. Le "merchandising" (maillots, livres, gadgets, écharpes...) déferle dans les foyers et les voitures françaises. La Boutique des Verts est inaugurée le 14 septembre 1977.

En avance sur le plan commercial, le club va s'y brûler les ailes. Rocher signe en janvier 1982 des accords commerciaux entre ASSE Promotion et l'International Management Group (dits "accords Mc Cormack"). Ce dernier doit gérer l'exploitation des marchés commerciaux, le développement de la clientèle de l'ASSE et du sponsoring, ASSE Promotion se consacrant seulement à la gestion de la Boutique des Verts. Ces accords sont dénoncés comme en défaveur du club par les opposants au président Rocher au Conseil d'administration et participent à la crise révélée le 1e avril 1982 par Loire-Matin. Rocher démissionne le 17 mai, la nouvelle direction alerte en juillet la justice sur les comptes dissimulés par l'ancienne équipe dirigeante. L'affaire de la "Caisse noire" scelle la fin de l'hégémonie verte.


En matière de foot-business, les historiens du Forez l'avouent eux-mêmes, l'ASSE du temps de son règne hégémonique, était en avance, loin devant la France entière. Face aux visées mercantiles des dirigeants saintétiennois, l'Olympisme lyonnais faisait office de petit atelier clandestin.

Sans cette histoire de "comptes dissimulés", où en serait la verte association aujourd'hui? Au sommet de notre hélun, dans le même costume que leur honni voisin rhodannien qui d'après la photo suivante est à des années lumière en terme de mentalité? Et les plus fervents aficionados ligériens qui se posent en chantres de l'anti foot business, seraient-ils aussi véhéments avec le capitalisme présidentiel, les agences de voyages, et les salons de coiffure estampillés aux couleurs de l'objet de leur passion? Alors, toute légitime que soit cette lutte, anti-foot business par choix, ou par contrainte?

Green Angels 92'

Tifo "Non au Business" du Kop Sud Stade de GG...

Par Fzfzfzfz - Publié dans : 2010 - 2011
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Commentaires

Les Quiz du Père en toires ...
(mélodies ethniques des quatre coins du monde)

Comme Rome, Lisbonne et Yaoundé je suis entourée par 7 collines.

Après Madrid et Sofia je suis l´une des plus grandes villes d'altitude d'Europe.

Mon agglomération jouit d'un ensoleillement de 1937 heures par an.
(Montpellier 2698)... Ouais ça va !

2e communauté d'agglomération de la région Rhône-Alpes (après Grenoble Alpes Métropole), et la 6e communauté d'agglomération de France...

Je suis je suis je suis ?

Sanctus Stephanus de Furano (Saint-Étienne de Furan en 1258).
Commentaire n°1 posté par Julien le Père en toires ... le 16/09/2010 à 16h43

 

JE SUIS SAINTETIENGRAD!!!

Cher Monsieur le Père... Vert Pépère,

Vos commentaires sont toujours autant documentés, c'est un effort louable, même si je m'y perds. Si je résume : votre ville accueillera les JO d'hiver 2076, ses habitants ont l'attitude de ceux de Sofia, et n'ont que 1937 occasions annuelles d'échapper au suicide? Et sinon c'est quoi une communauté d'agglos? Un truc administratif pour dire "ouais genre, je suis plus grosse que Lyon, regardez comme je suis belle"? Non mais vraiment, elle va jusqu'où la commune des agglos, Alès-La Grand Combe? Minsk?

 

 

 

 

 

 

 

Réponse de Fzfzfzfz le 16/09/2010 à 21h43
....aah, c'était bon cette victoire dans le chaudron mouillé en 1990 avec ce centre "aveugle" de Mr Xu pour canto... tu étais dans les tribunes ? je n'étais "que" devant ma télé, mais je m'en souviens comme si c'était hier...
sans remonter à la haute Antiquité, j'ai ouï dire que los payados avaient aussi éliminé le sainté du père platoche en quarts de finale de la coupe 79-80 (0-0 à la mosson, 1-1 chez daniel, égalisation de jacky vergnes à 10 mn de la fin)
en 81-82 je bavais devant les verts en feuilletant mon album panini et même si la fugace présence pailladine cette année-là m'interpellait, je pourrais encore réciter (en vers) toute l'équipe saintétiennoise alors que j'ai pratiquement bouffé tous les noms pailladins (shame on me!) , je me rappelle vaguement de ducuing, durand, santini, trossero....
Commentaire n°2 posté par diduka zino le 16/09/2010 à 23h36
Yes sir j'étais dans les tribunes pour cette demi pas très demi sec. Et du haut de mes seize années, j'y ai fait le plein de souvenirs... J'ai eu l'occase de retourner en ces terres quelques fois de plus... Depuis je n'y ai vu que des défaites... La Paillade a bien evincé les verts en quarts cette année là (et dans le ciel stéphanois un oiseau qu' on appelait Spoutnik, qui volait sur le dos, bien sur)... Loulou tint son pari et se fit friser les tifs (la photo est dans le blog). Quant à la saison 81 82, mister Diduka...visiblement le même âge que moi, je ne connaissais quasiment aucun vert, c'était les premiers émois footbolistiques... Je découvrais la marmite du diable, je jouais en poussins à la Paillade... Bref, la vie était belle...
Réponse de le 17/09/2010 à 08h06
post-scriptum : une communauté d'agglomération est le contraire d'une agglomération de communautés (comme à Marseille par exemple...)

celle de st Etienne s'étend du Puy-en-velay jusqu'à Bourg-en-Bresse, et de Montélimar-sud à Montceau-les-Mines et s'adonne volontiers à un communautarisme de bon aloi tous les 15 jours chez daniel guichard ou encore à la fête du Famas le dernier jeudi de novembre...

(sans rancune, Lepers vert! peut-être rira-tu le dernier...)
Commentaire n°3 posté par didukartographe le 16/09/2010 à 23h50
Merci pour cette précision, mister Diduka. La fête du Famas, elle existe vraiment? Cette saloperie qu'on t'apprend à démonter et remonter en une minute à l'armée aurait sa fête?noooooooooon...
Réponse de le 17/09/2010 à 08h40
Merci les gars d'avoir ravivé en moi la flamme des soldats inconnus des moins de 20 ans!
81/82... mes 19 ans, eh oui, les vieux aussi sont addicts !
Le maillot engrais jardin... Les vices vieux Champions de France et finaliste de la Coupe pleine ... Les Jean'not CASTA & LOPEZ (surnom de Lopez quand bien même il se prénomme Christian)... Les Lolos (de) ROUSSEY & PAGA ... "Harald" BAPTISTON... Bernard du GARDON... Benny du Panel NIELSEN... Et Johnny REP enlève son pantalon ... Sans oublier Mister Swing,Michel PLATINI "Fruité c'est plus musclé" !!!
Le tout "kotché" par Robby HERBIN'& The Furious Five...
De bien beaux moments en effet Messieurs !
Eh M'sieur Diduka, un moment de honte est vite passé et comme chantait Shirley (sans Dino)...
"Shame shame shame hey shame on you
If you can't dance too"
Commentaire n°4 posté par Lepers Vert Pèpère le 17/09/2010 à 09h48
Battiston... Cette honte nationale qui n'avait rien trouvé de mieux que de mordre les fesses d'Henri le Cordonnier, ce portier allemand au demeurant un homme délicieux... Le stade Francis Turcan de Seville garde dans ses entresols quelques reliques de ce sommet bucco-fessier...
Réponse de le 22/09/2010 à 14h08
Une belle brochette de joueurs que vous nous décrivez là, monsieur Lepers du Prévert. Une bande de potes qui fluctuait nec mergitur, avant que la chaloupe ne prenne l'air du radeau de la Merduse. Au rendez vous des bons copains, on a eu vent d'un gros pépin...
Lesté d'une caisse noire, l'esquif se fit envoyer par le fond et l'on contemple désormais les belles années vertes grâce aux bateaux à fond transparent...
Commentaire n°5 posté par Pailladdiction le 17/09/2010 à 10h27
Y a une histoire que j'aime bien chez les verts: 1975. finale de coupe contre la jumelle lensoise. Pas besoin de Facebook pour faire un apéro géant en ces temps là. Le lendemain du match démontre tous les dangers du fair play des tribunes et de l'alcoolisme forcené: les deux camps ont tellement fraternisé qu' on retrouve des lensois ivres morts dans les bus stephanois rentrés au pays. La capitale artésienne compte elle aussi des foreziens imbibés qui s'étaient trompes de bus au départ du parc. Inutile de dresser un parallèle avec l'ambiance de Daniel Guichard samedi soir.
Réponse de le 21/09/2010 à 08h27
Un plongeur aurait récemment retrouvé la gourmette de Gérard Janvion, par 80 mètres de fond, sous un rocher, avec le peigne de Jean-François Larios...
Attention, toutefois, ne nous méprenons-pas je n'ai jamais été une seconde supporter des verts, malgré tout le respect que m'inspirait cette double page panini (que je remplissais en Ce2 avec ma voisine de classe, qui me répétait "Jean-Marc Valadier c'est mon oncle!"

Mon imprégnation footballistique s'est simplement faite sur l'air de "allez les verts qui pissent en l'air" et qu'on chantait tous à la récré....
Le 1er match que j'ai vu à la télé fut PSG-ASSE, finale de coupe 82, dernier match de platini en vert et début de la fin pour ceux-ci....
Commentaire n°6 posté par diduka d'école le 18/09/2010 à 11h00
Belles images de nos années culottes courtes que vous montrez la mr Diduka... Pailladdiction revient dans pas longtemps sur cette époque insouciante et sur les premiers émois pailladiniens.
Réponse de le 19/09/2010 à 13h31
L'histoire des frisette de Loulou, oui ça me revient, j'avais zappé le lien avec ce match-là...
j'ai vraiment commencé à suivre les résultats pailladins à partir de 85 -mon meilleur pote était déjà un assidu de la butte et me narrait lesexploits des Kern et autres Orts....
(j'aurais aimé comme Mr Pailladiction tomber plus jeune dans la marmite (et même dans le chaudron...)

Concernant la fête du Famas elle se tient annuellement en centre-ville où la population afflue coiffée d'une cagoule noire et tire en l'air à 15h pétantes aux cris de "Foreza Independenza"
puis un Lyonnais, capturé dans l'année, est exhibé et ficelé un poteau coiffé d'une quenelle...
tout le monde tire à tour de rôle à 200 m, deux balles en position du tireur couché. Le vainqueur emporte la quenelle et la cervelle du Canut.....
Commentaire n°7 posté par diduka rabinier le 18/09/2010 à 11h15
En avant première d'un futur article sur les jeunes années pailladesques, une anecdote: saison 8182: devine qui vient (te) manger à la maison? Le PSG( si, si le même) lourde défaite et bronca du même poids dans les chastes oreilles. Mon voisin de tribune apostrophe mon père et lui dit : "vous savez pourquoi on a perdu Monsieur? Parce que nos noirs sont moins noirs que les leurs". J'ai bien sur perdu la trace de l'auteur de ce sinistre exposé tactiquo-ethnique, à moins bien sur, qu'il n'ait occupé pour quelques mandats les plus hautes fonctions municipales...
Réponse de le 20/09/2010 à 14h33
Ce n’est qu’une ligne d’un classement, un nom au-dessus d’une pile d’autres. Mais ce « Saint-Etienne » qui surplombe la hiérarchie du Championnat de France de football en ce soir du 19 septembre 2010, c’est un événement spécial. Parce que les Verts sont leaders pour la première fois depuis près de vingt-neuf ans…

C’était à l’époque où le déjà fameux Michel Platini, transfuge de Nancy, était venu dans le Forez pour redorer le blason d’un club qui avait sans le savoir déjà entamé sa spirale descendante. Une caisse noire allait précipiter un destin de la même couleur pour ces Verts qui avaient enflammé le pays quelques années auparavant, de 1974 à 1977. A coups de folles envolées hexagonales et d’enivrantes campagnes européennes que la télévision magnifiait.

Les Verts avaient tout changé dans le paysage du ballon rond tricolore. Au point que la France entière allait chercher l’extase à Geoffroy-Guichard, le stade où l’on respirait autant le parfum des exploits, que l’odeur des usines à charbon toutes proches. C’était vraiment transcendant. Comme du plaisir. On en redemandait. Oswaldo Piazza et ses chevauchées de bison fou, Dominique Bathenay et ses fusées du gauche, Christian Lopez et ses tacles du bout du monde, Dominique Rocheteau et ses dribbles improbables…
Ce qui rendait le peuple amoureux des Verts, c’était leur côté bravache, leur envie de ne jamais céder, de renverser les montagnes. Ensemble. Le héros, c’était l’équipe.

Vingt-huit ans que l’on se nourrissait à Saint-Etienne de ces scories de souvenirs. Quelle patience !!!

Alors même si les Verts sont leader provisoire du championnat, un mot, très apprécié dans le Forez, me vient de suite: HUMILITE
Tout va très vite dans le football et on sort de deux saisons très compliquées, c'est le moins que l'on puisse dire.
Cela n'empêche pas de savourer et on le fait ce soir ...
Commentaire n°8 posté par Petit Homme Vert ... le 20/09/2010 à 00h10
Je n'ai même pas envie de railler la folle liesse du parc municipal des sports de Novosibirsk, bâtie sur un succès face à une Payada xxxs, qui nous à nouveau fait l'affront d'en sortir sans les honneurs. Il est en effet bien prématuré pour nous ressortir l'argenterie de Mamie, après un succès au crédit comptable bien réel, mais à la valeur intrinsèque bien moins tangible. En parlant de valeurs, les siennes, la Payada a du les laisser sur l'aire d'autoroute de montelimar sud. Prière de reprendre le colis perdu des le trajet retour... Le carton est facilement repérable, la mention "les pailladins ne lâchent rien" est écrite en gros dessus...
Réponse de le 20/09/2010 à 14h25
C'est bien beau tout ça mais ça nous ramènera pas PSE ...

Zouk la sé sèl médikaman nou ni

RIP !
Commentaire n°9 posté par Baby Air de Zouk le 20/09/2010 à 08h58
Sh'koun PSE? Je connais Martial, Franky, Jocelyne, mais là PSE...
Réponse de le 21/09/2010 à 11h46
PSE = Patrick St Eloi chanteur du groupe Kassav'
Commentaire n°10 posté par Baby Air Chaloupé le 21/09/2010 à 18h47
Je suis sur que du coup t es allé chercher les introuvables du groupe sur le net... Les Kassav reprennent les Stooges, leur inattendue fusion Kassavian, et leur album tribute kassavabylon.
Réponse de le 22/09/2010 à 12h18
Décidement les pays du Bloc de l'Est... ne réusissent pas au "Aime Hache Essé" Après les Hongrois de Györ, c'est dans la Province de Saintétiénie que les Loulou's Boys se sont inclinés...
C'est dommage vous pouvez pas comprendre les finesses parce que vous ne comprenez pas la langue !
Commentaire n°11 posté par Monsieur Preskovitch le 21/09/2010 à 19h13

J'avoue avoir essayé de mettre mon chéchar (c'est pour la joie...) pour comprendre

Réponse de Fzfzfzfz le 21/09/2010 à 21h19

Bienvenidos

 

La perle du moment :

 

"Le jour où les idiots seront interdits de stade, il y aura moins de monde dans le public et il y a aussi des régions où il y a un peu plus de ce type de personnes. Mais malheureusement, ça fait partie du bagage du joueur professionnel "

 

C. Gourcuff, au sujet du public de la Mosson

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A qui le tour?

LOSC... haut danger

 

 

 

 

 

Le pif de PAF, les réglisses Haribo sur le crâne de Gervinho, le faciès boyscouttesque d'Eden... autant de clichés nous ramenant à la déroute de la dernière temporada.

 

Pour cette saison, ET POURQUOI PAS?

Derniers en date

PAYADA CAEN : 0-0

 

 

 

 

C'est le genre de partido que la Payada gagnait presque toujours la saison passée. Un adversaire tanqué à 9 derrière qui saute le milieu à la récupération pour trouver ses (ou sa) pointes, on connait la chanson: Lens, Nice, Boulogne, Grenoble,.... L'an passé, il y avait presque toujours un pied, une tête, une claoui qui dépassait pour donner le 1-0 salvateur à notre équipo de corazon. Quand un gardien en mousse adverse ne faisait pas basculer la rencontre du bon côté. Oui mais voilà, on ne peut pas toujours compter sur un facteur extérieur pour forcer la décision. L'aspect rassurant de ce score nul, c'est l'envie restée intacte malgré un contexte climatique peu propice.

 

De même, on ne peut pas encore tirer de sentence définitive sur la stérilité offensive de la Payada, surtout sur la base de comparaisons foireuses avec la Payada de l'an dernier. Ou alors pour rappeler que pour l"heure, la Payada compte le même nombre de points au même stade de la compétition, et que son buteur attitré n'a toujours rien marqué. Tout juste le 0-0 de dimanche dernier appellle-t-il à quelques interrogations sur le bien fondé d'un 433 calqué sur l'an passé, mais avec une pointe plus statique que Tony Montano...

 

Défensivement, si lors des deux premiers matchs, l'arrière-garde naranjazul avait vaillamment résisté, dimanche fut plus tranquille. Elle aurait même passé l'heure et demie la plus paisible de la temporada, si la chaleur accablante n'était pas du rendez-vous. Face au deuxième tombeur des champions en titre marseillais, le test sera plus parlant pour cette belle invincibilité

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Pailladdiction Ouikely Chart

1 - DJ Shadow - Six Days - Soulwax Remix (Trip Hop Classic remixed to rock)

 

http://www.youtube.com/watch?v=t_cwWmbMqTA

 

2 - Sharon Jones & The Dap Kings - How Long - Ticklah Remix (Pure Soul remixed to reggae)

 

 http://www.youtube.com/watch?v=5nRx8w-rFMI

 

 

  3 - Stee Downes - Disciples (funky house)

 

http://www.youtube.com/watch?v=hbwAtssWmGw

 

4 - The Evasions - Wikka Wrap (funky oversampled anthem)

 

http://www.youtube.com/watch#!v=bbhwnsv56m8&feature=related

 

 

 

5 - Bob James - Tapan Zee (jazzy funky famous bassline)

 

http://www.youtube.com/watch?v=XKuUbeqlX3o

 

 

 

 

 

Viva Payada

























 
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