Notre Chère Equipe de France

Jeudi 22 juillet 2010 4 22 /07 /Juil /2010 16:44

13 juin 2010

 

Mon cher journal que j'adore,

 

Aujourd'hui, c'était l'anniv à Flo. Nous, on était bien embêtés pour le cadeau parce qu'y a pas de boutiques sympas autour de l'hôtel. Alors Sydney, il s'est proposé de ramener un truc de sa prochaine sortie shopping de ce soir. "Vous croyez qu'il est plutôt bonnet C ou bonnet D niveau cadeau d'anniv, le Flo?". Là, les autres, ils se sont dits que c'était peut être pas une bonne idée de donner la mission au Syd, que à ce qui parait, Franck, il a été très embêté avec le dernier cadeau d'anniversaire qu'il a reçu. Il parlait d'une histoire de matelas gonflable troué de partout que ça a fait plein de bruit en éclatant, que ça a réveillé les voisins, et que maintenant, Franck, il va falloir qu'il aille s'excuser chez les gendarmes. Francky, maintenant, à chaque fois qu'il voit le képi des messieurs qui nous gardent à l'hôtel, on dirait qu'il a super les choco BN, il disparait d'un coup et il nous dit qu'il va siffler là haut, sur la colline, qu'il va cueillir un petit bouquet qui égratigne ... Zaï-Zaï-Zaï-Zaï... Ya-Ya-Ya-Ya-Ya...

 

 

18 juin 2010

 

Mon journal à moi,

 

  Doudouce...

 

Cet aprèm, comme on avait un peu la flemme d'aller courir dans le champ d'hérêve, le coch, il a proposé une séance vidéo. Trop sympa, manquait plus que des frites à la cantoche et c'était une journée parfaite. On devait voir un super film qu'il nous a dit, un match avec des verts qui gagnent que c'est même pas des images d'archive. Tu parles, c'était le France Mexique de la veille. Ouais super, trop drôle...

Au bout d'une demi heure, comme on s'embêtait un peu et que la fin du film, on la connaissait à peu près tous, on se faisait des jeux entre nous pour passer le temps. Même que c'est moi qui ai gagné à "trouvez Sydney dans la télé". C'est normal, je suis trop fort à "Où est Charlie?". Mais c'est vrai qu'il était bien caché.

Le coch, il nous avait fait une surprise pour rendre le film plus marrant. Il avait invité Mr Doucet que c'est lui qui tient la palette à Canal Plus, qu'il nous a dit. Même pas vrai, je me suis dit, parce que celui qui est venu, c'est celui qui joue Rémi dans "Ratatouille". La palette, en fait, c'est un truc super de l'espace que tu fais tout ce que tu veux avec un match de foot sauf faire gagner l'équipe de France. Soit-disant qu'il y a des limites au progrès qu'il a dit. Avec la palette, tu peux faire des flèches et des ronds sur la télé, tu peux arrêter l'image et tout et tout. A un moment, pour te dire comme il est fort, le monsieur il a même réussi à laisser un mexiquien courir à toutes berzinigues vers mon but et mettre William en pause. Plus une oreille qu'il bougeait le Willy...  Après, il a nous a montré plein de dessins que c'était les zones de couverture  de chaque joueur. Bon, y en a des copains de l'équipe, la zone de couverture sur les jambes, ils la connaissent bien : on les appelle les coiffeurs. Il faudrait vraiment qu'ils fassent quelque chose pour les sourcils du coch.

 

 

La grande flèche tout à gauche, même que c'était la zone d'appels de balle de Monsieur Henry

 

Monsieur Palette, il nous a montré aussi plein de tableaux, comme quoi on aurait pas fait un seul tir cadré du match (et les passes en retrait de Willy, c'est lui qui les arrête peut-être?), et comme quoi Franck il aurait perdu 25 ballons sur 30 touchés (tous ces chronomètres, tous ces ballons perdus, ça va faire beaucoup d'argent à la fin...) Après, comme Franck il avait pris le stylo de monsieur Ratatouille pour dessiner des zizis partout sur la télé, la séance vidéo elle a tourné court. William, il râlait qu'il aurait bien voulu voir la fin du film, que lui il était pour ceux qui jouent en bleu. Mouais... Ca reste à prouver qu'il était pas pour les verts, lui...

Comme on était tous dans la salle vidéo, les anciens ils en ont profité pour faire une réunion avec tous les joueurs de l'équipe de France (et Erika Bidal). Ils voulaient qu'on parle ensemble pour savoir qui c'était celui qui a cafardé aux journalistes pour Nico. Le seul qu'on peut pas accuser, c'est bien moi. Si j'avais mouchardé, ça se serait vu de suite. Chaque fois que je parle à la presse, je fais pipi à la culotte...

 

 

 

19 juin 2010

 

Mon journal à moi,

 

Ce matin j'ai pas beaucoup de temps pour t'écrire que là, on part s'entraîner (si, si je te jure). Mais faut que je te raconte pour cette nuit. Je dormais profondément en serrant fort mon doudou (mon nounours en anciens cheveux de Cris) quand il y a eu un grand bruit dehors. On est tous sortis voir en croyant que c'était un journaliste de l'Equipe qui s'était pris dans un piège à loups que Captain Patrice il avait mis de partout autour de l'hôtel. En fait pas du tout, c'était Sydney qui en rentrant un peu tard avait marché sur la queue d'un babouin qui dormait dans les buissons. Syd il criait encore plus fort que la bête :

- ça va, t'as rien, King Louie, arrête ton cinoche. Allez, viens j'te paye un coup...

- sauvez-le, sauvez-le, qu'il criait aussi Monsieur-Valentin-de-la-Fédé, si jamais Sydney il se fait mordre, c'est ...

 - ... coma éthylique pour le singe, il lui a répondu Jérémie.

 - remarque, cette rencontre au sommet nocturne a au moins un avantage, il a ajouté Mr Robert, ça nous a permis de nous rendre compte qu'on avait oublié de rentrer Jean Pierre. Je te préviens, Valentin, y en a marre, demain matin, c'est pas moi qui le sors sur la terrasse!"

Tiens, encore une comète qui fait bip bip bip... je vais pouvoir faire un voeu : quand je serai grand, je veux être champion du monde... et de football, s'il vous plait. 

 

21 juin 2010

 

Mon petit journal,

 

Comme l'autre jour, j'avais pas fini de te raconter ma ballade en car de ce dimanche, alors je finis. On en était où, ah oui...

On était enfin prêts à partir et là, j'étais content qu'on y aille, parce qu'il faisait très chaud et j'avais pipi mais je pouvais pas descendre parce que Franck bouchait la porte d'entrée du bus et aussi les toilettes avec la tête de Yohan. On pouvait pas partir cause que Mr Robert il faisait des grands moulins avec les bras sur le terrain, un peu comme Matthieu quand Franck il essaie de le noyer dans le lavabo de la chambre. Quand coch et Pat ils sont allés voir ce qui lui arrivait, on a tout entendu du bus. Comme quoi, de venir à l'entrainement en claquettes, c'était une sandale, qu'on était juste bons à se toucher le zizi très rapidement de bas en haut, et puis de haut en bas, et tout et tout. Alors le Captain il a voulu calmer monsieur Robert:

" - Ouais, vas y Robert, trop pas, tu sais pas à qui tu parles, gros, moi je suis Captain Patrice!" 

" - Captain Patrice? C'est ca, ouais! Caprice Patin, tu veux dire, la reine du tacle glissé! T'arrivais d'où quand tu l'as taclé l'autre, jeudi soir, pour avoir un quart d'heure de retard? Du fond du vestiaire?

Et comme Franck, il descendait du bus, Mr Robert il a ajouté : "Tiens après Patin Caprice, voilà Tapin Pas Triste! " Jérémie, il disait que Mr Robert, il était en train de contre-pêter les plombs... 

De retour au bus, le coch il est monté nous dire que les journalistes ils auraient bien voulu un communiqué. Comme Franck, il demandait ce que c'était, Jérémie, il lui a dit "tu vois, un communiqué, c'est comme un commun accord, mais... euh non, laisse tomber...". En fait, un communiqué, ça n'a rien à voir avec un cadeau d'anniversaire à partager à plusieurs copains comme il disait Sydney, c'est juste une feuille de papier où tu expliques à la presse pourquoi tu t'entraines pas. Florent, il a demandé si on devait expliquer aussi pour tous les autres jours qu'on s'était pas entraînés, parce que là, franchement, on serait mal pour tout écrire, et qu'on allait finir par atrapper la crampe de l'écrevisse, ou un truc comme ça. C'est le kiné qui va en avoir du travail.

 

Le coch, il nous a dit qu'il était à fond derrière nous, mais qu'il pouvait pas écrire le communiqué pour nous, que là, il fallait qu'il aille aider Mr Robert à chercher son chronomètre dans les buissons, que le dernier qu'il a jeté, il y tenait beaucoup, que c'était celui avec lequel il avait enregistré William sous la minute aux 100 mètres, que plus tard, le chrono, il vaudrait beaucoup d'argent. Mais il nous a quand même laissé plein de feuilles et 23 stylos, et il nous a dit "relevé des copies dans une heure" C'est comme ça qu'ils disent à l'école, qu'il a dit Anthony. Moi j'aime pas quand Anthony il fait son prétentieux. Nous aussi on aurait pu y aller en CM2, si on aurait voulu. Des feuilles et des stylos, il pense à tout le coch. Enfin, il pense presque à tout. Euh non, il pense presque, enfin je t'expliquerai une autre fois...

 

Au bout d'un quart d'heure, tellement qu'on était remontés comme des couteaux suisses, chacun il avait fini son communiqué. Y a que Willy qui continuait à écrire des pages et des pages, mais il avait pas enlevé le capuchon de son bic, et on a pas osé lui dire pour pas le contrarier. Les communiqués, y en avait des bien, mais c'est quand même moi qui avais fait le plus beau dessin. A la fin, on a dit que celui de Jérémie c'était le mieux alors j'ai pu garder les autres :

 

coloriage de bus

 

"Eskuzé monfils il a pa sezafer de spor pour santréné mé deux mains il lezora ila promi" le papa d'Eric A

 

"Il est la. Par minou. Pendan que je vous et crie, il m'auxerrve. Je le sans. Lui, c'est le traîte, le male, l'euille du Malin. Mais quan nous l'auron trouvais, nous vainquirons, c'est promi" Patrice E.

 

"Papa, viens me chercher. Quelque soit le montant de la rançon, paye-les. Ton fils qui t'aime" Yohann G.

 

"Nik la put 2 sa granmèr celui ka poukav Niko a les kip,  é kil a di ke Niko il a di ckil a pa di o coch" +

 

"on va pas se laissé marché dessu non plus koa. Oui bon sof moi je vé enkor me fer marché dessu lol mdr" Matthieu V.

 

 

" Vois ci nos revandicassion sinon on fume le chaud feur:

 - le plaint du busse

 - le plaint de Clan Campbell's avec une pak de 12 bouteilles 1,5 litre de Coca et ossi des merdouille apéro au fromage" Le Syd en force

 

"Jissui pour rien je les coné pas je viens darivé je veu manalé" Stéphane R

 

 

 

Comme la rédaction, elle nous avait fait très très mal à la tête, on a demandé au coch d'aller lire le communiqué de Jérémie. C'était sympa, il était pas obligé.  

 

 

 

Moi, franchement, j'ai rien compris, mais Jérémie il m'a expliqué qu'à la fin de son communiqué, il avait réussi à glisser une petite publicité pour notre sponsor Carrefour, celui qui positive, que ça allait nous donner de l'argent parce que  Monsieur Carfour il serait content qu'on parle de lui. Avec tout ce qu'on s'est fatigués pour l'écrire, ça serait bien la moindre des choses. "tout travail mérite sa mère", comme il dit Franck. Ah tiens, Mr Robert a retrouvé son chrono, ah non, ben il l'a déjà rejeté.

  

 

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Jeudi 22 juillet 2010 4 22 /07 /Juil /2010 12:10

6 juin 2011

 

Cher journal,

 

Aujourd'hui, on est arrivé à notre nouveau centre aéré, le Pulpez Oulala, que ça veut dire "ça sent l'argent par ici" en papouasinien de par là-bas.  Ca se trouve dans le Sud de l'Afrique, un super pays où on va retrouver plein de potes de club, où on va voir l'Arjen Robben Island, un collègue de Francky, et Nelson Mandanda, le papa de Steve. En arrivant à l'hôtel, le coch il nous a dit que ça serait mieux qu'on arrête un peu les conneries, que les gens ils racontent plein de mauvaises choses sur nous. 

" - Ouais, ça va coch, vous nous connais, nous on est toujours discrets tout' manière... Qu'il disait Captain Patrice juste avant de recevoir un chronomètre sur la figure. C'est vrai quoi, plus discrets que nous ça existe pas. Si? Ah bon...

A ce qui paraitrait, y aurait une légende sur nous qui dit qu'on n'aurait jamais du passer les vacances d'été ici, cause qu'une fois Mr Henry il aurait fait une passe décisive de la main à Willy et que derrière, tenez vous bien, Willy il aurait marqué un but, et un but pour son camp en plus. N'importe quoi, franchement...

 

Des murs en peau véritable de Djibril des bois...

 

 

A peine arrivés, les anciens ils se sont chamaillés pour savoir qui c'est qui partageait la chambre de Sydney. A ce qu'il parait, dormir avec le Syd, c'est comme avoir une chambre pour soi tout seul. Maintenant qu'ils le disent, c'est vrai qu'à chaque mise aux verres avec le club, y a Monsieur Cris qui me dit que Sydney, il dort dans un autre hôtel, la "belle étoile" que ça s'appelle, qu'il parait que c'est "à deux grammes, deux grammes cinq" de notre hôtel à nous.

Moi, je dors avec Yohan. C'est monsieur Aulas qui m'a demandé d'insister pour faire dodo avec Yohan. Et dès qu'il s'est endormi Yoyo, je dois lui répéter trente fois à l'oreille "tu aimes les quenelles, tu rêves de grosses quenelles". Il en a de ces idées, le président... Si les autres, ils apprennent ça, ils vont encore se moquer de nous, qu'on préfère les garçons, et plein d'autres bêtises. Déjà qu'ils font rien qu'à le taquiner, le Yohan. Hier dans l'avion, y a Franck qu'a dit à Yoyo, "toi Kourkuf, tu voyages en classéko". Et il l'a enfermé dans les toilettes tout le vol.

 

L'après-midi, on est allés voir notre nouveau terrain d'entraînement, le champ d'hérève que ça s'appelle, ça doit être une plante du coin. "C'est ça, petit, c'est une plante qu'il faut en fumer beaucoup pour être grand et fort, comme Mr Barthez" il m'a dit Mr Bidal. Oui mais moi le tabac, j'aime pas ça, que ça doit être pour ça que les grands ils m'acceptent pas dans leur bande, ceux qui reste cachés derrière le grand buisson pendant les footings du matin.

 

 

Après, on a aussi fait une opposition. Ca sert à la mise en place tactique qu'il dit le coach. Moi, les mises en place tactiques du coch, elles me font encore plus mal à la tête que les cigarettes pointues de Sydney, tellement y a des flèches et des ronds partout sur le tableau. Enfin, pour l'instant, dans les mises en place du coch, je suis gardien de but, c'est au moins ça que j'ai compris.

 

 

 

Les titulaires, on a une chasuble rouge, et les patibulaires, ils en ont pas. Jusque là, c'est simple. Enfin... c'est surtout les journalistes qui disent que ceux qu'ont une chasuble, c'est eux qui font les matchs pour de vrai. Mais moi, j'y crois pas vraiment, la preuve, dans mon équipe avec les chasubles, y a William, Nico et Sydney. Alors, tu comprends pourquoi j'ai des doutes. "Allez, les chasubles, on se met dans la même configuration que contre la Chine" il a dit le coach. Purée, on va encore ramasser... Mais les anciens ils ont refusé de faire comme contre les chinois, parce que les matchs à l'entraînement, ils sont pas sur Bête Clic à 22 de côte pour l'adversaire, et que quand on est chez les Bleus, on se couvre jamais de ridicule gratuitement. "Tu comprends mieux les entraînements à huis clos, maintenant ?". C'est le coch qui disait ça à Robert qui était en train de s'étouffer...

 

 Notre mise en place tactique toute neuve de juste avant la Chine-que-la-Chine-pouce-ça-comptait-pas-que-c'était-juste-pour-prendre-la-prime-de-coupe-du-monde-qu'on-pourrait-pas-prendre-mais-que-maintenant-c'est-plus-pour-de-rigoler, ça s'appelle le 433 coulissant : Abou qui coulisse partout et nous on le regarde faire. Après, on a Franck, lui, il sert à améliorer notre conservation ("surtout la sienne" qu'il dit Mr Henry). Il doit aussi faire un marquage sur le numéro 8 d'en face, mais lui, il fait de l'individuel sur le notre de 8, Yoyo, qui a pourtant une chasuble comme nous. Plus une balle qu'il a touché le Yoyo... 

Après, on a une zone floue du terrain, qu'on connait pas très bien, c'est notre côté droit que Mr Duverne il appelle ça "le triangle des bermudas-claquettes", que des fois, y a des ballons qui passent par là-bas, qu'on sait jamais ce qu'ils deviennent. 

 

Et devant notre super dispositif à noeuds coulissants, on a Nico, c'est notre attaquant de pointe. Dans le vestiaire, y en a qui disent que c'est surtout notre attaquant de pointeuse, qu'il a toujours les yeux collés sur l'horloge du stade, comme la postière du village de mon papi, et que des fois Nico, il est obligé de rester dans le rond central parce qu'il y voit pas très bien de devant l'autre but combien de temps il reste avant la douche... Le coch et Nico, ils chipotent beaucoup sur le numéro dans le dos de Nico. Le coach, il lui a mis un 9 et Nico, il veut un 9,5. "Si Nik' il a le 9.5, moi, je veux le 8.6" qu'il a dit Sydney. Mais toutes manières, Nico, il en a fait rien qu'à sa tête (oui, il fait rien, c'est ce que je dis). A Nico, tu lui mets un 9 sur le carnet de notes, et ben, il va trafiquer le carnet pour se mettre un 9,5. Même pas fichu de se mettre la moyenne, trop la honte... 

Du coup, le coch, il a mis en place un permutage de folie pour quand Nico il a perdu sa montre, et qu'il part demander l'heure à Mr Bidal. C'est William qui part devant les cages d'en face pour couvrir les replis défensifs de Nico, et moi qui couvre les replis offensifs de William parce que Mr Bidal, il doit déjà couvrir les attaquants d'en face. Monsieur Bidal, c'est un couvreur de folie, un "couvreur-dézingueur" qu'il dit Mr Robert. Eh, journal, de toi à moi... Avec le 433, ceux d'en face, on va tous les piler qu'ils vont rien y comprendre. "En plus, des ourougouaiziens qui causent mêm pas la France" comme il dit Franck. Ce coup-là, Mr Duverne, il s'est vraiment étouffé. Moi, à chaque fois que je vois un chronomètre filant, je fais un voeu.  

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Samedi 17 juillet 2010 6 17 /07 /Juil /2010 09:27

 

 

L'article de blog écrit à la première personne en prenant les traits légèrement grossis d'une personnalité du ballon rond est devenu un grand classique depuis ce fameux narrateur des péripéties d'un directeur sportif marseillais:

 

http://www.cahiersdufootball.net/lepetitjose/

 

Pailladdiction s'est donc aussi livré à ce petit jeu en prenant comme héros le talentueux gardien de but de notre équipe nationale. Vous savez, l'adolescent perturbé toujours à l'aise au micro qui avait loupé d'un cheveu le premier rôle dans "Elephant" de Gus Van Sant... Mais oui, Lloris, le second représentant de la communauté grèque dans l'équipe de France, avec le défenseur bordelais Marc Plorifis. (L'auteur du blog confesse sans détours le caractère gratuit des railleries sur l'aspect ado timoré et perturbé du portier tricolore). Extraits de son journal intime pendant la coupe du monde

 

 

 

18 juin 2010

 

Cher journal,

 

Hier, ça a bardé dans le vestiaire que je te raconte pas. On était à la mi temps du Mexique et moi, je rentrais peinard au vestiaire en cherchant un truc que je pourrais jeter à William Gallas pour le faire bouger de devant les buts parce qu'il fait rien qu'à me boucher la vue. Hier à l'entraînement, j'ai demandé au coach un collier électrique comme mon tonton il a pour son malinois, celui à qui j'ai essayé de coller les oreilles à l'agrapheuse murale, mais ça c'est une autre histoire... Le collier ça marcherait terrible sur Gallas, une télécommande, un petit coup de jus et hop comme ça, le Will il me fait deux trois pas de côté (pas trop non plus, c'est Willy quand même). Mais Mr Duverne il m'a dit que ça marcherait pas, que le temps que le courant il arrive jusqu'au cerveau de William, on serait déjà rentrés en France. Jérémy, il  lui a dit que vu comme on joue, et à quelle vitesse on est en train de prendre l'avion du retour, ça restait honorable comme temps de réaction.

 

Mais la vraie embrouille, ça a commencé quand Sydney, il a dit à Bakari qu'il montait pas assez. Alors y a Jérémy qui a pris la défense de Bakari et qui a dit à Sydney de la fermer que si il lui prenait son maillot, à Sydney et qu'il l'essorait, il en avait assez pour ouvrir un bistrot. C'était pas sympa parce que Sydney, il fait des efforts pour pas trop transpirer. Et là, comme on parlait de latéraux, y a Nico qui a dit que si Bakari il montait pas assez, par contre, "Evra, faut le faire reculer, ça frise le but".

 

Et là, le coach qui avait tout entendu, il a commencé à froncer les sourcils en regardant Nico, c'était marrant, au coch on y voyait plus ses yeux, on aurait dit le briard de mon papi, celui que... enfin non rien. Et il lui a dit à Nico "OK, tu sors". Moi je pensais comme Nico, mais j'ai rien osé dire de peur de sortir aussi. C'est vrai quoi, Patrice, faut le faire reculer, au moins jusque derrière le parking du stade...

Alors, le coach, il a tenté un dernier truc pour nous motiver pour la deuxième mi-temps, il a dit "y a personne qui bouge, si vous continuez comme ça, on va perdre les gars, je vous le dis, on va perd'." Après comme il se souvenait plus très bien de son texte, il a demandé si quelqu'un avait quelque chose à ajouter.

Alors, y a Eric qui a demandé " y a pas quelqu'un qui a un chargeur I Phone?"

 

 

20 juin 2010

 

Cher journal,

 

  

Ce matin, ça a encore bardé à l'hôtel. La matinée se passait pourtant peinard. En visitant, Djib avait même remarqué qu'il y avait une salle de sports au rez de chaussée au fond après le bar. Matthieu, il a essayé un drôle de tapis qui se déroule tout seul et qui s'arrête jamais. Il était drôle, on aurait dit le hamster de ma cousine dans sa roue, celui que j'ai essayé de cuire au bain-Marie mais ça c'est une autre histoire. Moi, j'étais sur la terrasse tranquille en train de jouer à "je t'aime un peu, beaucoup, passionément" avec les pattes d'une araignée que j'avais trouvée dans les buissons derrière. Le coach m'avait même dit qu'il allait finir par me punir d'araignée si je continuais. Il m'a déjà confisqué ma carte Mozaïc il abuse sérieux.

 

 

 

 

Pat, il courrait partout avec une feuille et il la montrait à tout le monde, sauf à moi, parceque soit disant c'était des affaires de grandes personnes. Mais je l'ai vue la feuille. C'était une page du journal l'Equipe. Dessus, on voyait Nico et le coach, et une drôle de phrase au dessus. J'ai demandé à Gaël ce que ça voulait dire, mais je voyais bien qu'il était gêné. "Euhhhhh...Tu te souviens hier, les babouins sur le parking... eh ben, à ce qui parait Nico il aurait dit au coach d'aller faire le babouin du dessous. Bon, et pour la deuxième partie de la phrase, et ben... Nico il aurait dit qu'il était pas très propre, qu'il prendrait une douche que les jours en anche, et que... euh ben... sa maman trouverait souvent de l'argent de poche sous son oreiller parce que la petite souris elle passerait souvent la voir". J'étais scié. La maman du coch elle jouerait encore à mettre des fausses dents sous son coussin pour gagner la piècette. Même moi, j'ai arrêté...

 

Gaël, il parlait de l'autre matin quand j'ai demandé aux autres ce qu'ils faisaient les deux babouins l'un sur l'autre. C'est Thierry qui m'a dit "ben... tu sais petit, le babouin du dessus il est très vieux, et comme celui de dessous, il est jeune, il est sympa et surtout il respecte les anciens"... qu'il disait en regardant Franck, "... et ben, il aide l'ancien en le portant sur le dos, tu vois"... Ouais, je veux bien, mais ça reste dégoutant, parce que le plus âgé, il en profite pour lui mettre la petite graîne quand même. Et là, j'ai commencé à comprendre ce qu'ils voulaient dire dans le journal...

Porter les anciens sur le dos... C'est ça qu'il faut faire avec Sydney sur les replis défensifs, faut que j'en parle au coch.

 

 

 

 

 

 

21 juin 2010

 

Cher journal,

 

Ce matin, y a TF1 qui sont venus. Moi, je les aime bien TF1, surtout Davina Storga, la speakrine que Monsieur Robert il fait rien qu'à dire qu'elle a le dessus de la tête tout plat à force d'être passée sous la table. L'interview il se passait normal, le coach y disait que l'ambiance entre nous était excellente, qu'on allait tout faire pour se qualifier (il aime bien leur faire des blagues aux gens de la télé, le coach). Et là, on a entendu "Franck, entrée surprise dans un quart d'heure! ". Là, il y a l'ingénieur du son qui criait très fort parce qu'on l'avait pas prévenu avant, que si il avait su, il aurait pris son appareil de sous-titrage. Mais Mr Storga, il lui a dit que c'était pas grave, qu'ils feraient des coupes au montage pour mettre les sujets avant les verbes. C'est vrai que Franck quand il parle, c'est un peu l'arrivée du tiercé dans le désordre. Franck, il était vachement bien maquillé pour quelqu'un qui rentre par surprise sur un plateau. Maquillé comme "un Picasso qui sort du vernissage" qu'y disait Jérème, mais il parlait pas de la Citroën à mon tonton. Et là, la seule phrase qu'on a à peu près compris, c'est "j'ai les boules"... Et là, Mr Duverne il a dit "ouais, c'est ça, lui, il a les boules, moi j'ai le cochonnet, et Sydney, il a la glacière de Ricard"... Il avait oublié de dire que c'était William qui avait la caravane.

 

Cet après midi, avant d' aller à l'entrainement, y a Mr Henry qui m'a dit " c'est bon petit, prends pas tes gants, cet aprèm, tu vas pas te faire mal aux mains". Chouette, comme quand c'est Sydney qui m'entraîne aux tirs. Mr Henry, il m'a dit que j'avais pas besoin des crampons non plus. C'est bizarre, j'ai l'impression qu'ils me font une blague les anciens, comme quand ils ont dit à Yohan jeudi  "oh, bolosse, quand t'auras fini de te faire le maillot, t'iras répondre au téléphone, y a le Bayern qui a appelé, c'est bon, l'année prochaine, tu joues avec Franck!".

 

Et comme aujourd'hui, on arrêtait pas de nous faire des blagues, y a Patrice qui a dit "bon quand on arrive au terrain, on va voir les supporters direct". Comme si on en avait encore, des supporters. Aujourd"hui, j'ai mis mon survêtement du dimanche, c'est pas pour le salir avec des tomates, non plus. Mais franchement, les supporters ils ont été super sympas. Ils nous disaient "allez, les gars, on y croit encore à fond", ouais enfin un truc du genre que j'ai pas tout compris comme ils parlaient en anglais. Jérémy leur a dit "ouais, ben avec nous, ça fera une moyenne". Tellemment, ils sont sympas nos supporters, j'ai même pu récupérer le magnet Moussa Sissokho, c'est le dernier qui me manquait. C'est presque le plus beau jour de ma vie.

 

Après, y a Flo et Pat qui ont dit "allez, tout le monde, on remonte dans le bus". C'était bien ça, les anciens, ils nous avaient planqué nos affaires de sport dans la soute à bagages avec Yohan. Ils sont marrants... Quand on est arrivés dans le bus, c'était pas comme d'hab. Normalement, les anciens ils sont tous au fond avec Yohan juste devant pour pouvoir lui mettre des calotes et des chipsters sur la tête.  Là, ils étaient tous à l'avant du car en gueulant "maintenant, y a personne qui redescend". Moi, je croyais qu'ils parlaient encore du match de jeudi soir. Mais y a Sydney qui a dit" ouais, c'est la grêve, on tire les rideaux, on détourne le bus, allez, on trace tous en teuboi!". Y a Monsieur Robert qui a dit "c'est plus septembre noir, c'est juillet bleu, le terrorisme est en soldes..."

 

Le coach, il a dit "bon, les gars, je vous comprends, moi aussi, je fais grêve depuis longtemps, et vous êtes tous tellement sympas avec moi que je voulais rentrer à la maison vendredi matin, mais y a Nico, pas Anelka, le petit hongrois qui m'a menacé de me foutre un contrôle fiscal jusqu'à mon arrière grand-mère si je me faisais la malle, alors je reste avec vous jusqu'à mardi soir. Mais là, vous vous y prenez mal, vous devriez vous contenter de faire grêve en match comme d'hab. Là, ça va encore faire des histoires."

 

Le chauffeur, il a dit que si le coach était pas d'accord pour repartir du terrain d'entraînement, il redémarrait pas le bus. Alors, Francky il a dit "balécouï-niksamèr, on va le conduire nous même le car". Et comme Sydney, avec sa driving licence IV, s'approchait du volant, on a tous eu très très peur. Djib il s'est proposé de le conduire parce que le bahut, c'était à peine plus gros qu'un Hummer Fluo jantes  77 pouces. Florent aussi il s'est proposé, mais ils ont mis un quart d'heure à se mettre d'accord sur le CD qu'ils voulaient mettre dans le poste alors du coup on n'a pas bougé d'un mètre. Le chauffeur, il voulait pas leur expliquer comment ça marchait le bus, mais quand il a vu les dents de Francky de près, il s'est montré plus gentil. "Bon, vous voyez, il y a une marche arrière et sept marches avant, un peu comme l'équipe de France mais à l'inverse. Pour passer les vitesses, il faut faire le double débrayage, mais pour ça je vous fais confiance". J'ai essayé de leur dire que je pouvais les aider, que j'avais la conduite accompagnée, mais ils m'écoutaient pas, comme toujours. Après 18 calages, le chauffeur il a compris que si il reprenait pas le volant, on allait être à la bourre pour le match de mardi... Parce que mardi, à ce qu'il parait, on a match...

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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 00:05

 

 

Dédicace à un commentateur du blog friand d'analogies politico-footballistiques, le plateau du dépotoir médiatique nommé "TF1 - le mag " abritait en ce triste jour quelques relents de soirée électorale, lorsque le bal des prétendants débute, dès les émissions spéciales du soir, sur les cendres de leur propre parti. La joyeuse bande de France 98 profitait donc de la déroute pour solder les ardoises personnelles, poser quelques CV, et donner son organigramme idéal de la fédération. Et grand moment de journalisme, lorsque le présentateur et sa chevelure de gardien de but manceau entendirent le nom de Platini parmi les gens à incriminer dans la conservation en poste de Domenech, il coupa net la parole de l'intervenant, Bernard Saules, membre du conseil fédéral en charge de l'arbitrage.

 

Nous entrons donc dans une nouvelle ère, le temps dit des copains. Le sélectionneur sortant a réussi à compiler une inimitié unanime, et atteindre des taux de popularité dignes du radar fixe, du virus de la grippe A ou de la taxe d'habitation. Le nouveau sélectionneur arrive quant à lui, outre son étoile de messie sur la tête, avec une liste d'amis aussi longue que l'annuaire de New York. A commencer par ses anciens collègues de promotion 98. Cette fameuse cuvée s'auto-érige en école de la victoire et en association de candidats crédibles et légitimes dans la reconstruction du football français. Le grand millésime se sentant pousser des ailes avec l'arrivée d'un de ses pairs aux commandes, l'ancien pailladin va devoir faire preuve de discernement dans ses nouveaux futurs ex copains.

Toutes passionnées ou sincères que sont les candidatures d'un Leboeuf, d'un Pires, par exemple, il conviendra de regarder les récentes évolutions de certains clubs français, et notamment l'AS Saint Etienne. Ce club a abrité dans sa direction quelques glorieux anciens verts à l'amour du club indiscutable, mais dont l'attachement historique n'a pas suffi à la réussite de leur mission. Leboeuf trouvera un parfait exemple chez son actuel employeur.

 

Petite mention spéciale à un autre camarade de promo du Lolo. Celui qui s'illustre sur la messe dominicale de la chaine cryptée passée à un format journalier pour la compétition, le C+FC. Christophe Dugarry a visiblement décidé de se servir du même fiel médiatique que celui dont il était parfois l'injuste cible il y a douze ans. Là où on pouvait attendre de lui, en tant qu'ancien joueur,  qu'il tempère les saillies acides du pélican, ce grand humoriste qui lui fait face sur le plateau, c'est finalement lui qui charge le fusil! Autre preuve de son amnésie, il trouve justifiée l'expulsion de Gourcuff pour son coup de coude. Soit, après tout, si les directives de la FIFA pronent une fermeté dans ce genre d'actions, il n'y avait pas de raisons pour que l'équipe de France jouisse d'un passe-droit. Mais si on avait du expulser le Dug sur chacun des coups de coude qu'il a pu balancer aux diverses mâchoires des défenseurs soumis à la dure tâche de son marquage, sa carrière aurait été amputée d'une belle moitié.

 

Allez... Pailladdiction rappelle une ultime fois, si besoin était, que la prochaine confrontation internationale du football français mettra en scène notre valeureuse Payada, une équipe qui a reposé la saison dernière sur des bases tellement opposées à cette sélection nationale que c'est à se demander si les deux formations pratiquent le même sport. Besos a todos!

Par Fzfzfzfz - Publié dans : Notre Chère Equipe de France
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Lundi 21 juin 2010 1 21 /06 /Juin /2010 11:18

 

Il serait facile de verser dans la longue litanie de vannes sur le machin qui nous sert de sélection nationale de football professionnel et masculin, mais le coeur n'y est pas vraiment. Entre :

 - un Nico NLK 2000 en mode Marie José Perec back from Sydney,

 - un Duverne ulcéré par la minute quinze aux cent mètres de Gallas (le seul central au monde livré avec boule caravane de série), qui en jète son chrono de dépit, et qui tient avant tout à préciser à la presse qu'il n'est pas la "taupe", puisque c'est visiblement là l'essentiel,

 - un "administratif" de l'instance fédérale, qui partait discrétos couler un petit bronze dans les buissons, craquer le cigare au bord des lèvres face à une meute de micro trottoirs,

 - un autre administré faire la dictée face à ces mêmes micros, et qui se retrouve à courir derrière le bus avec les teigneux du dernier rang qui lui montrent leur cul par la vitre arrière...

 ... y avait pourtant matière à vanner.

Déjà,  peu avant midi, il nous a été offert une intervention télé du Francky digne du grand Serge. Gainsbourg disait avoir enterré "trois cardiologues", Ribéry enterre trois académiciens par phrase. Du "Confessions Intimes" à l'heure de "Téléfoot", c'est fromage et dessert. Putain, par contre, elle a morflé Mireille Dumas.

 

Il serait tout aussi basique de faire de cette génération de racailleux-milliardaires syndiqués, le miroir des errements actuels de la société françoise. On n'a que trop entendu de parallèles aussi gauches que droitiers entre "une certaine jeunesse de banlieue" et une certaine jeunesse au sein des bleus ces derniers jours. Le monde du football n'a pourtant pas attendu la génération des branleurs apodes à I Pod pour nous jouer les révoltés du Bounty. Durant la coupe du monde 78, le vestiaire français fut là aussi secoué par une fronde. Autres temps, autres revendications, autre médiatisation aussi, certes. Mais il faudrait que les journalistes, quand ils en auront fini de soutirer les subsides d'un scandale qu'ils ont, pour les uns, initié, pour d'autres, maintenu, nous expliquent en quoi grêves ou entraineurs secoués dans les vestiaires n'ont rien à voir avec les origines géographiques des joueurs, ou l'air du temps présent.

 

Il serait surtout utile d'assister à un mea culpa sincère des quatre composantes de cette quadrature du cercle: joueurs, presse, sélectionneur et fédération. Quatre éléments tous dissociés par un profond antagonisme qui n'ont pour l'heure pas brillé par leur pouvoir d'auto-critique.  

Peut-être que l'Equipe pourrait juger bon de s'auto questionner en public sur le bien fondé d'un intitulé aussi tapageur que celui de samedi dernier, avant de brandir le sacro saint droit à l'information. Peut-être auraient ils pu attendre d'avoir une interview du principal intéréssé avant de sortir les guillemets, et toute la merde au milieu. Mais peut-être ont-ils vu dans la sodomite injonction du banni l'ultime occasion de rentabiliser une coupe du monde vouée à l'échec médiatique?

Peut être que la fédération, pas manchotte pour annoncer ses projets six mois à l'avance, pourrait .... pourrait quoi, au fait? Rester dans son grand savoir faire de mutisme, vu qu'au niveau fédéral, le mal est déjà fait depuis 2 longues années? Oui, autant ne rien en attendre.

Peut être que les joueurs pourraient faire abstraction de leur chasse au traitre dans leur communication médiatique et éviter de mettre cette ridicule entreprise avant les pitoyables performances de jeudi dernier? Peut être que dans sa déclaration qu'on annonce pour mercredi, Mr Pringles commencera son règlement de compte en soulignant qu'il fut en dessous de tout contre le Mexique, avant d'arroser à tout-va?

Peut-être que le sélectionneur avouera dans de prochaines mémoires comment, usé par ce conflit quadrangulaire, il a abandonné ses prérogatives au moins quinze jours avant son pot de départ (les plus mauvaises langues diront qu'il ne l'aura jamais occupé)? Que lui reprocher à présent? De s'être mélé de ce qui ne le regardait pas en suggérant à un avant-centre déserteur et désertique de tenir un tantinet plus sa place?

 

Zidane, Henry, Ribéry, Anelka, autant de vives diatribes grâce auxquelles vous en conviendrez, on ne s'ennuie jamais. Depuis quatre ans, on reste dans une sempiternelle polémique faite d'exemplarité donnée aux plus jeunes, de quotient intellectuel de l'ordre des bipèdes à crampons, et parfois de football... Parfois... Et pendant ce temps, l'actualité, la vraie, se retrouve à l'ombre de ce gentil bordel. Tiens, par exemple, Marama Vahirua signe à Nancy, et personne ne bouge...

 

 

 

 

Par Fzfzfzfz - Publié dans : Notre Chère Equipe de France - Communauté : LA communauté football du blog
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Bienvenidos

 

La perle du moment :

 

"Le jour où les idiots seront interdits de stade, il y aura moins de monde dans le public et il y a aussi des régions où il y a un peu plus de ce type de personnes. Mais malheureusement, ça fait partie du bagage du joueur professionnel "

 

C. Gourcuff, au sujet du public de la Mosson

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A qui le tour?

LOSC... haut danger

 

 

 

 

 

Le pif de PAF, les réglisses Haribo sur le crâne de Gervinho, le faciès boyscouttesque d'Eden... autant de clichés nous ramenant à la déroute de la dernière temporada.

 

Pour cette saison, ET POURQUOI PAS?

Derniers en date

PAYADA CAEN : 0-0

 

 

 

 

C'est le genre de partido que la Payada gagnait presque toujours la saison passée. Un adversaire tanqué à 9 derrière qui saute le milieu à la récupération pour trouver ses (ou sa) pointes, on connait la chanson: Lens, Nice, Boulogne, Grenoble,.... L'an passé, il y avait presque toujours un pied, une tête, une claoui qui dépassait pour donner le 1-0 salvateur à notre équipo de corazon. Quand un gardien en mousse adverse ne faisait pas basculer la rencontre du bon côté. Oui mais voilà, on ne peut pas toujours compter sur un facteur extérieur pour forcer la décision. L'aspect rassurant de ce score nul, c'est l'envie restée intacte malgré un contexte climatique peu propice.

 

De même, on ne peut pas encore tirer de sentence définitive sur la stérilité offensive de la Payada, surtout sur la base de comparaisons foireuses avec la Payada de l'an dernier. Ou alors pour rappeler que pour l"heure, la Payada compte le même nombre de points au même stade de la compétition, et que son buteur attitré n'a toujours rien marqué. Tout juste le 0-0 de dimanche dernier appellle-t-il à quelques interrogations sur le bien fondé d'un 433 calqué sur l'an passé, mais avec une pointe plus statique que Tony Montano...

 

Défensivement, si lors des deux premiers matchs, l'arrière-garde naranjazul avait vaillamment résisté, dimanche fut plus tranquille. Elle aurait même passé l'heure et demie la plus paisible de la temporada, si la chaleur accablante n'était pas du rendez-vous. Face au deuxième tombeur des champions en titre marseillais, le test sera plus parlant pour cette belle invincibilité

Derniers Commentaires

Pailladdiction Ouikely Chart

1 - DJ Shadow - Six Days - Soulwax Remix (Trip Hop Classic remixed to rock)

 

http://www.youtube.com/watch?v=t_cwWmbMqTA

 

2 - Sharon Jones & The Dap Kings - How Long - Ticklah Remix (Pure Soul remixed to reggae)

 

 http://www.youtube.com/watch?v=5nRx8w-rFMI

 

 

  3 - Stee Downes - Disciples (funky house)

 

http://www.youtube.com/watch?v=hbwAtssWmGw

 

4 - The Evasions - Wikka Wrap (funky oversampled anthem)

 

http://www.youtube.com/watch#!v=bbhwnsv56m8&feature=related

 

 

 

5 - Bob James - Tapan Zee (jazzy funky famous bassline)

 

http://www.youtube.com/watch?v=XKuUbeqlX3o

 

 

 

 

 

Viva Payada

























 
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